Comment est fait le pétrole ?

Comment est fait le pétrole ?

En tant qu'énergie fossile, le pétrole se raréfie. Sa récupération et son exploitation reposent entièrement sur des conditions spécifiques. Il en est de même pour sa formation. D'ailleurs, comment se forme le pétrole ?

Le dépôt de matière

Le pétrole se forme dans les bassins sédimentaires, autrement dit des emplacements où s'acheminent des résidus minéraux et organiques. Cette accumulation s'étale sur des millions d'années. La nature des sédiments diffère en fonction du climat et du relief. De même, une matière organique  constituée d'animaux renferme plus d'hydrocarbures liquides. Inversement, une matière constituée de végétaux produit du gaz. Par ailleurs, un litre d'essence correspond à 23 tonnes de matière organique.

Sur les continents, la majeure partie de la matière organique est décomposée. Cependant, les micro-organismes morts dans les océans s'enfoncent rapidement dans les profondeurs marines. Avec des conditions de formation favorables à savoir une vitesse de sédimentation lente et un climat avantageux, la couche de matière organique s'épaissit progressivement dans les sédiments et se transforme ainsi en roche-mère. Dans certaines régions, l'épaisseur de la couche s'élève même jusqu'à 7 000 et 8 000 mètres.

La transformation en hydrocarbures

Durant cette phase, la matière compacte et immobile change à l'état liquide et visqueux. Pour ce faire, elle est exposée à de fortes pressions et des températures élevées. À mesure que les dépôts de sédiments se multiplient, la roche-mère s'enfonce encore plus profondément dans le sous-sol. À ce stade, la température s'accroit de 3 °C à chaque descente de 10 m. Par conséquent, vers 3 000 mètres de profondeur, la température s'élève à 100 °C.

Ainsi, cette température extrême favorise la conversion des molécules plus grosses en molécules plus légères. Ces dernières sont constituées d'hydrocarbures liquides lourds ayant plus de 14 atomes de carbone. Avec une température encore plus accrue, la matière se vaporise en gaz de 1 à 5 atomes de carbone. Arrivée entre 2 500 et 3 800 mètres de profondeur, la roche-mère peut enfin produire du pétrole. Ensuite, le fluide généré par la roche-mère migre vers la surface en traversant les couches sédimentaires perméables placées à proximité de la roche.

Les pièges à pétrole

Arrivé à la surface, les hydrocarbures (les gaz) se dissipent et le pétrole liquide subit une oxydation. Le résultat laisse uniquement sur le sol des bitumes (résidus à l'état solide) inexploitables. Par conséquent, la mise en place d'un piège à pétrole sur son trajet semble nécessaire afin de préserver la matière première. Il s'agit d'un réservoir, plus précisément de roches poreuses qui vont absorber le liquide. Ensuite, une couche imperméable ferme le réservoir. Seulement, les mouvements tectoniques peuvent menacer de renverser ou casser les roches.

Ainsi, le pétrole nécessite une accumulation de matière organique et une transformation s'étalant sur des millions d'années. De plus, les conditions de formation semblent spécifiques et extrêmes pour transformer les roches-mères en hydrocarbures. D'ailleurs, comme le dit le géologue de Philia SA : « les roches-mères renferment des matières organiques qui forment des hydrocarbures au fil des millions d'années ». Acteur majeur du secteur énergétique, le groupe Philia dirigé par Jean Philippe Amvame se focalise dans la chaîne pétrolière.