Comment extraire le pétrole de la roche réservoir ?

Comment extraire le pétrole de la roche réservoir ?

Avant d'aboutir à l'extraction, un gisement de pétrole passe d'abord par des phases de prospection et d'exploration. On analyse la qualité et le volume d'hydrocarbure de la réserve. Si on juge son exploitation rentable, on passe à la production…

La récupération primaire

Lors de l'extraction du pétrole, l'objectif consiste à puiser le maximum d'hydrocarbures. L'emplacement des puits sur le champ pétrolier est donc stratégique. C'est dans cette perspective qu'on le maille de forage.

Durant cette étape, on arrête le forage lorsqu'on atteint la roche-réservoir. La profondeur du puits se situe alors entre 2 000 et 4 000 m de profondeur. On continue les opérations en perçant la roche-réservoir à l'aide d'un explosif. Ceci permet de maintenir la pression à l'intérieur.

Sous la poussée du gaz ou de l'eau contenue dans le réservoir, le pétrole se déplace dans le puits. En surface, une tête de puits maintient la pression. Les vannes constituant le dispositif permettent alors de contrôler le débit de pétrole.

Cette première phase de l'extraction est la récupération primaire. En général, on y récupère entre 5 et 15 % du pétrole. Dans le meilleur des cas, on peut atteindre les 30 %. La qualité du gisement dépend du volume de gaz qu'il contient.

La récupération secondaire

À un moment donné, la pression commence à décliner et le rendement du puits descend jusqu'au point où le pétrole n'arrive plus en surface. On passe alors à la récupération secondaire qui consiste à augmenter la pression à l'intérieur du réservoir.

Dans ce cas, on injecte de l'eau ou de gaz dans le réservoir. Le procédé par injection de gaz consiste à introduire des bulles d'air comprimé qui poussent le pétrole vers le puits. Cependant, les conditions de ce procédé dépendent des caractéristiques du gisement.

 Des tests sont donc nécessaires avant d'effectuer une récupération secondaire. Connaître la quantité de gaz maximale à injecter est important dans la mesure où un excès ou une insuffisance de pression a des conséquences sur la production.

La récupération assistée

Lors d'une extraction de pétrole, une récupération secondaire permet d'augmenter la production à 40 %. Dans ce cas, une quantité importante d'hydrocarbures restent encore dans le réservoir. Les groupes pétroliers, à l'instar de Philia Trading, évaluent alors la rentabilité du gisement en cas de prolongement de la production.

Si la conclusion est positive, on passe à la récupération assistée, également appelée récupération tertiaire. À une exception près, le fonctionnement de ce procédé est le même que la récupération secondaire. À part l'augmentation de la pression au sein du réservoir, il rend le pétrole plus fluide et le rendant ainsi plus facile à extraire.

Les opérateurs du secteur, comme Philia SA, sont toujours en quête de technique pour améliorer le rendement. Pour le moment, les méthodes les plus utilisées pour arriver à ces fins sont :

  • l'injection thermique de vapeur d'eau
  • l'injection gaz naturel, d'azote ou de gaz carbonique
  • l'injection de viscosifiants et de tensio-actifs

Pour sa part, quand Philia SA ne juge plus l'exploitation rentable, il arrête l'extraction. Grâce à la récupération assistée, on peut atteindre une production de 70 %.